
Sour Gérard et sa nièce dans Grandrif (1950)
On rapporte d'innombrables anecdotes relatant des guérisons. Sœur Gérard fut particulièrement active à remettre différentes blessures de sportifs. Un autobus spécial fut affrète pour transporter les patients d'Ambert à Grandrif et les ramener l'après-midi. Le nombre de visiteurs de la sœur devint si important qu'il en vint peut-être à perturber la vie de l'école. Est-ce la raison pour laquelle on lui construisit, sur les lieux du couvent, un petit local et une porte équipée d'une sonnette, dans le mur de clôture, pour que les patients puissent entrer par derrière? Les méthodes qu'elle utilisait lui demandaient beaucoup d'énergie. Beaucoup de personnes racontent qu'à la fin d'une journée de soins, elle était épuisée.


Elle cultivait aussi un jardin où elle faisait pousser des herbes spéciales pour compléter le traitement, et elle avait du bétail, comme des lapins et des poules, et à une certaine époque, un cochon noir, utilisé parfois comme menace de punition pour les enfants turbulents (il fallait alors s'en occuper). Si parfois elle recevait des dons en argent, il était utilisé pour l'école où, par exemple, avait été installée l'eau courante.
Pendant son séjour à Grandrif, un pharmacien d'Ambert, observa Sœur Gérard en action et fut très impressionné par sa technique de soin. Un site internet mentionne:
“ Jean Moneyron naquit à Ambert en Auvergne en 1923. Très tôt, une religieuse du coin l'initia à cette méthode. Il la pratiqua ensuite dans la pharmacie de la famille. Très vite, les résultats obtenus... le rendirent célèbre. Toute sa vie, il appliqua exclusivement sa méthode n'en déviant jamais….. Il forma (initia) peu de personnes à part quelques assistants et sa fille Françoise.”
Malheureusement, on ne sut pas quelle influence eut Sœur Gérard dans le succès de cette méthode.
Voici ce qu'en dit l'actuel maire de ce village:
« Pendant son séjour à Lamontgie elle avait comme principale activité de "rabilleuse" et elle était connue de très loin. Les lundi matin c'était un vrai défilé de joueurs de foot qui venaient se faire remettre qui une cheville qui un genou. Même encore aujourd'hui lorsque l'on parle de Lamontgie certaines personnes se souviennent de " la sœur". Moi même je l'ai connu lorsque j'allais à l'école, habitant au village de Mailhat le midi je déjeunais au couvent, je me souviens surtout de ses mains impressionnantes avec ses pouces courts et trapus. »
On continua à raconter des guérisons qu'elle avait opérées, souvent quand d'autres traitements avaient échoué, et souvent aussi avec des méthodes qui continuaient à être décriées par la médecine classique. Elle mourut le 7 juillet 1960 et fut enterrée dans un coin du cimetière de Lamontgie réservé spécialement pour les Sœurs du Couvent.

Le couvent lui-même, dans la rue de la Combe, a maintenant été divisé en plusieurs propriétés séparées. Mais la structure de la bâtisse initiale est encore bien visible.
Ceux à qui j'ai parlé m'indiquent de la foi profonde que Sœur Gérard a possédé la soutenir dans son long, souvent épuisant, jours. Sans doute elle était l'une des personnes les plus significatives à habiter dans le Puy-De-Dôme, pendant le 20ème siècle. Cet Anglais est stupéfait que je ne pourrais pas trouver aucune biographie définitive de cette femme remarquable.